Mot du directeur général

Robert NYANGANG, Master in Management, SUP de CO Clermont

“ Le développement des pays et à fortiori des jeunes pays requièrent d’une part, une réelle volonté de développement et des entrepreneurs dynamiques et courageux, mais aussi et surtout une formation permanente et adéquate des agents économiques pour les rendre aptes à prendre en main la destinée de leurs pays. Cette formation doit certes viser à donner le Savoir mais surtout le Savoir-faire, en tenant compte des besoins du marché du travail afin d’accroître les chances de chacun de trouver un emploi en rapport avec la formation reçue ou d’initier un projet d’auto emploi ou de création de PME-PMI. La plupart des cadres de Gestion actuellement en service dans de nombreuses entreprises africaines ont été formés dans les grandes écoles de management européennes ou américaines dont les coûts prohibitifs généralement supportés par les Etats à travers les bourses d’étude ne pouvaient que limiter le nombre de bénéficiaires de cette formation en réduisant le potentiel de compétence nationale offerte aux entreprises. Cette situation a généré par conséquent des coûts salariaux excessifs du fait du taux d’encadrement expatrié élevé et des résultats d’exploitation toujours insuffisants pour permettre aux entreprises de dégager des marges satisfaisantes d’autofinancement.

Les perspectives de développement des Etats africains en termes de population et de marchés, conjuguées avec les contraintes de la mondialisation des économies et de l’ajustement structurel imposent aux pays émergents de rechercher les voies et moyens permettant de former à moindre coût un nombre élevé de cadres, tant il est vrai que la formation précède l’emploi. Car comme le disait Monsieur le Ministre Gaston DEFFERRE dans une lettre.

Programme adressée le 17 août 1983 à Monsieur le Président François Mitterrand : « La formation des hommes est la base de tout : de la maîtrise des techniques nouvelles, de leur perfectionnement, des inventions, des brevets, de la création d’entreprises, de la croissance, de la lutte contre le chômage, d’un progrès social durable.» (J.ATTALI in VERBATIM1) C’est le but que la société camerounaise se doit d’atteindre et auquel l’Ecole Supérieure de Commerce et de Gestion des Entreprises de Yaoundé (SUP de CO-Yaoundé) propose d’apporter sa modeste contribution.

Tout le mérite de cette nouvelle dynamique est au Chef de l’Etat, son Excellence Monsieur Paul BIYA qui a bien voulu donner l’occasion au secteur privé d’accompagner l’Etat dans ses efforts aux multiples sacrifices pour doter notre pays d’un Enseignement Supérieur de qualité qui doit être appelé à devenir une référence en Afrique. Nous ne saurons jamais assez l’en remercier. Nous souhaitons que les promoteurs d’établissements privés d’Enseignement Supérieur sachent saisir au mieux et de manière responsable cette belle opportunité.

Pour notre part, nous avons pris l’engagement de ne point faillir dans notre détermination à faire de notre mieux pour participer à cet effort qui nous interpelle tous, pour transmettre à nos enfants et dans notre pays, le savoir faire que nombreux parmi nous, grâce aux soutiens financiers de l’Etat ou des familles sont allés chercher si loin.”


Robert NYANGANG
Master in Management
SUP de CO Clermont